Sophie & Emmanuel en voyage

J70 - 36 dents et pas une de trop.

Publié le
Par Emmanuel

Voyage "cap-a-l-est"


Aujourd'hui est encore une étape avec une belle ascension de 10km pour 600m de D+. À la différence du col d'hier, le revêtement de la route est tout neuf. La côte est parfois vraiment raide avec les 3 derniers kms autour de 8% et plus. Avant ce voyage nous avions longuement réfléchi pour changer, ou pas, de cassette de chaine pour passer de 11-32 à 11-36. C'est à dire que le grand pignon a 36 dents au lieu de 32. Aujourd'hui je peux confirmer que c'était la bonne option. On est bien content d'avoir ces 36 dents et on l'évoque souvent entre nous.

Je suis aussi vraiment content d'avoir pris le temps de changer les plaquettes hier. Il était temps. La descente d'aujourd'hui est vraiment plus confortable avec un frein arrière efficace.

Notre route passe le long d'une très grosse mine à ciel ouvert avec une cité minière à flanc de montagne. Les infrastructures laissent imaginer une époque plus glorieuse.

Sentiment de liberté retrouvée, non pas que je l'ai jamais perdu, mais voilà. Avec la reprise des bivouacs successifs, avec tout le plaisir que cela comporte de chercher un bivouac, de trouver un bivouac et d'être autonome pour nos nuitées. Liberté retrouvée aussi par le fait qu'on ne suit plus une voie cyclable ou une trace cyclable comme l'eurovelo 6. Même si c'était joli et intéressant, ce n'est pas forcément ce qui nous convient le mieux. Là, nous sommes en plein coeur de la Bulgarie. On est sur un itinéraire qu'on a choisi, sur lequel on réfléchit tous les jours. Est-ce qu'on continue dans ce sens là ? un peu plus à gauche, un peu plus à droite ?... Du coup, on découvre une Bulgarie complètement différente de ce qu'on avait pu voir la première semaine ou les premiers jours. Depuis peu, on se sent vraiment bien dans les villages où l'on arrive. On trouve de l'eau facilement, on trouve des squares avec de l'ombre, avec des installations pour profiter du lieu sans avoir l'impression d'être au milieu de nulle-part, ou pire à moitié dans une décharge. C'est-à-dire qu'il y a des bancs, des sanitaires, de l'eau, des poubelles. Ça ne paraît pas grand-chose, mais c'est déjà tout ce dont nous on a besoin. Depuis que nous avons passé le premier col et laissé derrière nous la région au nord du massif des Balkans, nous avons l'impression d'avoir changé de Bulgarie. Beaucoup moins de déchets sur les bords de routes, des villes et villages en meilleur état. Il y a visiblement des disparités économiques régionales importantes. Et il nous a suffit de changer de vallée pour le sentir. Même faire les courses est plus simple car les magasins sont un peu mieux achalandés que les épiceries, parfois toutes petites, croisées précédemment.

76 kms 766 D+