J83 - Bivouac avorté.
Publié le Par EmmanuelVoyage "cap-a-l-est"
Les chats ont visité la tente plusieurs fois cette nuit. Comme nous ne dormons souvent que d'un oeil, cela nous réveille. Souvent. Pas besoin de programmer de réveil en Turquie, le muezzin se charge de nous réveiller, quelque soit l'endroit, à 5:30. Autant dire que la nuit n'est pas terrible.
La première partie de route ou de piste est le long de la mer. Plus près ne serait pas possible. La mer moutonne et nous recevons, de temps en temps, quelques embruns. On arrive assez vite à Sarköy où l'on mange dans une cantine faute de trouver ce que l'on cherche dans les 4 épiceries /supermarchés que l'on essaie.
L'après midi est plus compliquée. Des cotes plutôt raides : tout le dénivelé de la journée se joue là, en une douzaine de kilomètres. Puis nous redescendons sur la mer Égée. Même dans la descente, il reste quelques bosses à franchir.
Apres avoir traversé ce qui ressemble à un marais asséché nous arrivons en bord de mer sur une longue mais étroite plage de sable fin absolument déserte. L'idéal pour un bivouac. Sauf que. Sauf que le vent se lève avant même que la tente ne puisse être montée. Il souffle vraiment fort en rafale. Dans le sable et sans aucune protection impossible de faire tenir notre belle tente à l'abside si haute. D'ailleurs, même plaquée au sol, nous avons du mal à retenir la toile. Même en s'aidant des quelques pierres, sacs en plastiques remplis de sable, la tente ne tient pas alors que nous ne l'avons pas encore levée... On jette l'éponge, rechargeons toutes les sacoches sur les vélos et rebroussons chemins sur 6 kilomètres, face au vent, pour rejoindre une aire de picnic repérée à l'aller. C'est au bord de la route, derrière un petit chantier naval le long d'une rivière stagnante. Beaucoup de déchets et de moustiques.
On est très déçus de n'avoir pu rester au bord de l'eau et, pour le troisième soir consécutif, de se retrouver dans un bivouac très très bof.
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58 kms | 537 D+ |
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