J103 - Eau chaude à volonté.
Publié le Par EmmanuelVoyage "cap-a-l-est"
Ahmet rentre de sa nuit de travail alors que nous prenons notre petit déjeuné. Il nous prodigue ses derniers conseils sur la région avant que l'on s'éclipse. Il comptera parmi les chouettes rencontres de ce voyage. Une gentillesse et un sourire charmeur. Des discussions rigolotes malgré un anglais chaotique. Politique, religion, voyages, famille, et bien sûr, nourriture, tout a été évoqué. Le soleil est de nouveau bien présent et c'est un réel plaisir de repartir, même si on était fort bien accueillis. Dès le début du parcours, on est contents d'être là. La ville de Koycegiz est en bordure de lac. Son quai nous rappelle le quai municipal d'Argostoli. Ici aussi, les tortues sont courantes (le lac est relié à la mer par une petite rivière à son extrémité sud). On quitte la ville pour traverser la plaine couvertes d'orangers. Les vendeurs d'orange en bordure de route sont légions. Nous sommes entourés de montagnes. La route quitte la plaine pour se glisser le long du lac à flanc de montagnes. Bordée de pins et de roche rouge, la route serpente. Les côtes sont raides mais rien d'insurmontable. Je sens le jeu dans le pedalier de plus en plus. Les roulements ressemblent probablement de moins en moins à des roulements. Je n'ose y toucher. La mention "do not disassemble" sur le pourtour ne motive pas non plus. Je croise les doigts pour que ça tienne jusqu'au bout.
Le paysage est superbe, les vehicules motorisés peu nombreux. Presque plus de motos que de voitures. C'est d'ailleurs souvent le cas sur les belles routes sinueuses. Comme souvent le matin, nous traversons pas mal de coin qui semblent parfaits pour bivouaquer. Ce ne sera malheureusement peut être plus le cas cet après midi lorsque nous aurons rejoint la mer... Sophie ne résiste pas à faire un arrêt aux sources thermales avec bassin d'eau chaude et bains de boue.
Quelques kilomètres plus loin, rebelote, une source chaude, mais cette fois-ci, c'est en accès libre en pleine nature au milieu d'une zone de pâturage. On s'arrête pour picniquer et nous décidons finalement que ce sera notre zone de bivouac si nous trouvons de l'eau fraiche à proximité. Ce sera le cas, à la mosquée du petit village d'à côté. Hop, un jerrican plus tard, nous voilà dans l'eau chaude à discuter avec les rares personnes qui viennent profiter du lieu l'après-midi. Ce soir nous sommes même 2 tentes sur le site. Il faut dire que c'est vraiment super. Calme, joli et ce n'est pas tous les jours que l'on peut prendre un bain chaud (entre 35 et 40°) au bivouac avec de quoi se rincer dans le jerrycan.
|
|
39 kms | 414 D+ |
|